LA PARTICIPATION DE LA SOCIETE CIVILE A LA REVISION DES LOIS DE BIOETHIQUE : REFLEXIONS SUR L’EUTHANASIE

Dossier du Docteur Jacques Hassin

pour France Audacieuse

La participation de la société civile à la révision des lois bioéthiques

2ème partie : Réflexions sur l’euthanasie

 

Propos liminaires

La question de la mort et du passage à cet état remonte à la source même de l’existence. Les grands philosophes de l’Antiquité faisaient même des réflexions sur la mort un moyen d’accéder à la sagesse. On ne peut pas envisager le débat d’une façon binaire dans un rapport simple d’opposition systématique. D’un côté les individus favorables à l’euthanasie et de l’autre, ceux qui y sont farouchement opposés. Les médias le font remarquablement bien. Il convient, au contraire, de penser et de comprendre la complexité du sujet. L’euthanasie révèle sans doute les maux de toute société – du moins occidentale – autour des conditions de fin de vie. Et ceci particulièrement autour des notions de dignité et de fin de vie. On pourrait philosopher longtemps sur la dignité de l’Homme. S’il est licite de parler d’une dignité de fin de vie, il est en revanche erroné d’évoquer une mort digne. La mort retire en effet le statut de personne humaine. On passe du monde biologique au monde physique. Si l’on considère la mort comme l’un des faits structurants de notre existence, le trépas est un passage obligé. Nous devons nous attarder sur l’état qui le précède. L’article 35 du Code de déontologie médicale stipule que le médecin doit respecter la dignité du malade. La dignité au caractère humain est « inaltérable, inaliénable et incessible » selon l’expression de Paul Ricœur [1]. Certes, mais encore ? Et en pratique ?

PROJET DE LOI PACTE : COMMENTAIRES ET PROPOSITIONS DU THINK TANK « FRANCE AUDACIEUSE »

Commentaires et Propositions 

du think tank  France Audacieuse

sur le projet de loi PACTE

 

Groupe de travail :

Alexia Germont – Nathalie Kaleski – Yves Lebidois

Le projet de loi intitulé « Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises », dit projet de loi PACTE, fait l’objet du 15 janvier au 5 février 2018 d’une consultation publique ouverte à l’ensemble des citoyens par le biais d’une plateforme numérique.

Ce mode d’association des citoyens à la co-construction des projets de lois est une étape majeure de développement progressif d’une démocratie plus ouverte et plus participative, gage de meilleure rédaction puis appropriation des textes législatifs par la société civile.

LA PARTICIPATION DE LA SOCIETE CIVILE A LA REVISION DES LOIS DE BIOETHIQUE

Dossier du Docteur Jacques Hassin

pour France Audacieuse

La participation de la société civile à la révision des lois bioéthiques

Introduction

Les lois de bioéthique traitent des questions fondamentales faisant appel à la conscience de chacun de nous. Elles transcendent les opinions politiques, les engagements militants ou religieux. Il s’agit de réflexions strictement individuelles qui doivent aboutir à un consensus minimum de la société, malgré les divergences qui apparaissent, en fonction du vécu personnel de chacun, de ses valeurs, de ses croyances ou de sa foi. Faute de consensus et on le verra souvent impossible, il est obligatoire de passer par la loi.

EMERGENCE DE LA SOCIETE CIVILE : RESPONSABILITE INDIVIDUELLE, RESPONSABILITE COLLECTIVE

Intervention d’Alexia Germont devant le Club Femmes de Juristes & Associés chez Clifford Chance   EMERGENCE DE LA SOCIETE CIVILE : RESPONSABILITE INDIVIDUELLE, RESPONSABILITE COLLECTIVE   Déjeuner du 9 novembre 2017      C’est avec un intérêt tout particulier que je m’apprête ce midi à échanger avec vous autour d’un thème, qui certes peut paraître complexe,…

SORTIR DE L’IMPASSE CATALANE

« Sortir de l’impasse catalane »

par Hélios Privat

 

Dans un conflit qui tend à s’enliser chaque jour un peu plus, il est permis de se demander ce qui se cache derrière les multiples appels au dialogue auxquels il est, bien entendu, impossible de ne pas s’associer.

Ne faisons pas preuve d’une naïveté coupable, la volonté de mettre autour d’une table les deux parties en présence, se teinte trop souvent d’arrières pensées pas toujours avouables, à moins qu’elles ne soient tout simplement irresponsables.

Il ne nous est pas permis de nous immiscer dans les affaires intérieures d’un pays, mais il ne nous est pas interdit de penser et encore moins de réfléchir.